Afrique du sud: Jacob Zuma au cœur d’une grosse affaire de corruption


Mercredi 2 Novembre 2016 - 17:06
MAP


Johannesburg - Le président sud-africain, Jacob Zuma, semble plus que jamais fragilisé suite à la décision de la justice de publier, mercredi, un rapport dévoilant la corruption au plus haut niveau de l’Etat.


M. Zuma et son cercle rapproché au sein de l’Afrcan National Congress (ANC, au pouvoir) ont usé durant les derniers jours de tous les moyens pour empêcher la publication de ce rapport préparé par la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, avant de quitter son poste il y a quelques jours.

Le rapport très attendu traite notamment des relations entre les Gupta, une famille de riches hommes d’affaires d’origine indienne, et le président sud-africain.

Selon les médias, le rapport de l’ancienne médiatrice de la République fait la lumière sur des aspects de cette relation très spéciale, en particulier l’influence qu’exercent les Gupta sur le président sud-africain, une influence qui touche les désignations dans les postes clefs, dont ceux de membres du gouvernement.

D’après les médias, ces révélations peuvent conduire à des poursuites judiciaires contre le président Zuma, déjà dans une mauvaise posture pour son implication dans d’autres affaires de corruption.

Au sein de l’ANC, les divisions ne cessent de s’accentuer entre le camp pro-Zuma et ceux qui veulent détrôner l’actuel chef du parti. 

Le parti communiste, principale composante d’une alliance permettant le maintien de l’ANC au pouvoir, a mis en garde, mercredi, contre les conséquences de la profonde crise qui déchire le parti de Nelson Mandela.

L’ANC doit mettre fin au factionnalisme qui le déchire ou faire face à une mort politique, a dit Solly Mapailla, secrétaire-général adjoint du parti communiste, qui a appelé au limogeage de M. Zuma.

Un changement à la tête de l’ANC s’imposait depuis la débâcle des élections communales d’août dernier, a dit le responsable, qui faisait allusion aux pertes subies par l’ANC lors de ce scrutin en particulier dans les grandes métropoles de Pretoria, Johannesburg, Port Elisabeth et Nelson Mandela Baye.

"Si aucune décision n’est prise pour remettre l’ANC sur les rails, nous allons certainement perdre le pouvoir dans les années qui viennent", a dit le responsable du parti.

Le parti communiste fait partie avec la centrale syndicale du COSATU d’une alliance tripartite avec l’ANC. Cette alliance est considérée comme le facteur clef ayant permis à l’ANC de rester au pouvoir depuis la fin du régime de la ségrégation raciale, Apartheid, en 1994. 


           

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