Attentat en Tunisie: les 38 morts identifiés, parmi eux 30 Britanniques


Mercredi 1 Juillet 2015 - 17:22
AFP


Des agents armés ont commencé à être déployés autour de plages et de sites touristiques en Tunisie après l'attentat sanglant dans un hôtel en bord de mer qui a tué 38 touristes, dont 30 Britanniques selon le bilan définitif communiqué mercredi.


Attentat en Tunisie: les 38 morts identifiés, parmi eux 30 Britanniques
Juste après l'attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), le gouvernement avait annoncé que la police touristique serait armée -une première selon les autorités- dans le cadre d'un plan "exceptionnel" appliqué à partir de mercredi.
Un millier d'agents de sécurité armés doivent en outre la renforcer à l'intérieur et à l'extérieur des hôtels, sur les plages et dans les sites touristiques et archéologiques.
"Nous avons commencé à déployer" les unités, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui.
Vêtus de T-shirts marqués "Police touristique", des agents armés sillonnaient dans l'après-midi sur des quads la plage longeant l'Imperial Marhaba, l'hôtel de Port El Kantaoui, au sud de Tunis, où l'attentat s'est produit, et les établissements alentour, selon un correspondant de l'AFP.
Mais dans la matinée à Carthage, Gammarth ou Sidi Bou Saïd, des lieux prisés des touristes dans les environs de Tunis, les policiers supplémentaires promis n'étaient pas arrivés, avaient constaté des journalistes de l'AFP.
Les responsables de la sécurité "sont occupés à dispatcher (les renforts), à Hammamet (station balnéaire au sud de Tunis)" et ailleurs, a assuré M. Aroui.
- Corps identifiés, 'tous touristes' -
Le ministère tunisien de la Santé a annoncé mercredi avoir identifié la totalité des personnes ayant péri dans le plus sanglant attentat jihadiste que la Tunisie ait jamais connu.
"Tous les corps ont été identifiés. Parmi eux figurent 30 Britanniques. Selon nos informations, ce sont tous des touristes", a déclaré à l'AFP le directeur des services d'urgence du ministère, Naoufel Somrani, précisant qu'il s'agissait du bilan définitif.
Zohra Driss, la propriétaire de l'hôtel, a indiqué à l'AFP que "toutes les victimes résidaient dans (son) hôtel". "C'était des touristes ramenés par des tour-opérateurs", a-t-elle ajouté.
Deux Allemands, trois Irlandais, une Portugaise, une Belge et une Russe ont également été tués. Trente-neuf personnes, dont des Tunisiens, ont été blessées.
L'identification des 38 corps a pris du temps, ont expliqué les autorités, car les victimes étaient en maillot de bain au moment de l'attaque, sans papiers sur elles.
Un avion militaire transportant huit dépouilles de touristes britanniques a décollé mercredi de l'aéroport militaire de Tunis, ont constaté des journalistes de l'AFP. D'autres rapatriements sont prévus dans la semaine, a indiqué l'ambassade de Grande-Bretagne.
Selon M. Somrani, les trois victimes irlandaises doivent aussi être rapatriées dans la journée.
Vendredi, le tireur, identifié comme un étudiant tunisien de 23 ans se nommant Seifeddine Rezgui et armé d'une Kalachnikov qu'il avait cachée dans un parasol, a ouvert le feu sur des vacanciers sur une plage et au bord des piscines de l'hôtel.
Selon des témoignages, l'assaillant a pu déambuler sur la plage, au bord des piscines et dans l’hôtel, pendant plus de 30 minutes avant d'être abattu par les forces de l'ordre.
- Formé en Libye -
Londres, qui paye un très lourd tribut avec l'attaque la plus meurtrière contre des citoyens britanniques depuis dix ans, a dépêché sur place des agents de Scotland Yard pour participer à l'enquête.
Les chefs de la sécurité du pays "n'avaient jamais pensé que cela devait se faire sur les plages", a reconnu le président tunisien Béji Caïd Essebsi, ajoutant que si des "défaillances" étaient avérées, "des sanctions seront prises immédiatement".
L'attentat est intervenu trois mois après celui, également revendiqué par l'EI, du musée du Bardo à Tunis, où 22 personnes (21 touristes étrangers et un policier tunisien) ont été tuées.
Selon les dernières informations des autorités tunisiennes, l'auteur de l'attentat s'est formé au maniement des armes en Libye, pays livré au chaos et séparé de la Tunisie par une frontière poreuse.
"Il s'avère qu’il est allé en Libye de manière illégale. Il a été formé (au maniement des armes) à Sabratha", à l'ouest de Tripoli, a déclaré mardi à l'AFP le secrétaire d’Etat chargé de la sûreté nationale, Rafik Chelly.
D'après M. Chelly, l'assaillant se trouvait en Libye en même temps que les deux auteurs de l'attentat perpétré contre le musée du Bardo.
Il se peut que les trois jeunes gens se soient connus dans le même camp et aient été formés ensemble mais il n'est pas possible de le confirmer dans l'immédiat, selon le secrétaire d'Etat.


           

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