Dmitri Medvedev tel qu'il est

RIA Novosti/Dmitri Kossyrev
Samedi 27 Décembre 2008 - 16:17


Qu'attendaient les spectateurs de l'apparition de Dmitri Medvedev dans l'émission télévisée "Bilan de l'année selon le président russe" ? Ils s'attendaient probablement à voir le président du pays tel qu'il est, car ils ne connaissaient pas bien ses qualités (c'est dommage).


Dmitri Medvedev tel qu'il est
Revenons à neufs ans en arrière, lorsque le pays prenait connaissance du futur président Vladimir Poutine. En fait, pourquoi l'avaient-t-ils élu et réélu à une immense majorité des voix? Parce qu'ils y avaient vu un homme qui sait réprimer bien ses émotions : en fait, il est très émotionnel. Par exemple, cet officier fit preuve de volonté de mettre fin aux violences des terroristes dans le Sud du pays (en les poursuivant "jusque dans les chiottes"). C'était suffit pour que les électeurs comprennent qu'il ferait ce qu'il disait.

Les premiers mois de présidence sont toujours très difficiles, entre autres, parce que des millions de personnes essaient de lire sur son visage apparu à l'écran ce qu'il pense et de qu'il ressent, s'il ne plie pas sous le fardeau de ses soucis. N'importe qui, sauf les acteurs professionnels, réagit de façon prévisible : il se présente sous un masque immobile. Les Russes, qu'ont ils vu à l'écran le soir du 24 décembre ? Le masque de Dmitri Medvedev, a-t-il commencé à fondre?

Dans l'ensemble, oui. Ce fait, à lui seul, était le gage du succès de l'émission. Nous avons vu un homme passionné (il aurait pu devenir coureur automobile) qui a commencé à comprendre que les instruments de l'administration étaient efficaces dans ses mains. Il a mis fin à la guerre éclatée soudain (j'estime que personne ne dira plus que le commandement a été assumé par Vladimir Poutine qui se trouvait alors à Pékin). Il se comporte normalement et avec assurance parmi les leaders mondiaux. Il est dur, même plus dur que Vladimir Poutine, surtout quand il s'agit de la politique étrangère. Vladimir Poutine avait beaucoup d'espoirs, il avait été très tolérant avant de perdre patience �

Bref, nous avons vu à l'écran de téléviseur un homme compétent, un manager habile.

A propos, les retards de paiement des Ukrainiens pour le gaz russe ont suscité les plus fortes émotions du président. "Ils doivent rembourser totalement leur dette", a-t-il répété deux fois.

Mais le président ne doit pas se borner pas à être au courant de la situation et à comprendre ce qu'est la crise, il doit se soucier des citoyens, les gens doivent le voir ne serait-ce qu'un instant. En ce moment, les Russes perçoivent une chaleur plutôt de la part de Vladimir Poutine qui, de même que les leaders du monde entier, ne sait pas comment il faut juguler la crise. Peu à peu, les gens adopteront la même attitude envers Dmitri Medvedev.

L'image de Dmitri Medvedev doit se former : celle d'un des leaders mondiaux qui ne permettra pas (c'est déjà clair) d'attenter à la Russie, mais qui aidera aussi les nations - les Russes, les Européens, les Arabes et les Américains - à se comprendre à une époque difficile. La pause pendant laquelle la Russie et l'Occident manifestent une révulsion réciproque se prolonge trop. Il est impossible de l'interrompre sans engager un dialogue humain.


           

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