France- Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron


Mercredi 29 Mars 2017 - 12:37
AFP


Paris - L’ancien Premier ministre français et candidat défait à la primaire socialiste Manuel Valls a annoncé, mercredi, qu’il votera, dès le premier tour de la Présidentielle du 23 avril, pour le candidat d’"En Marche" Emmanuel Macron.


«Je voterai pour Emmanuel Macron parce que je pense qu’il ne faut prendre aucun risque (…) Je prendrai mes responsabilités face à l’effondrement moral de la candidature de François Fillon, face à la crise de la gauche et à la marginalisation de notre candidat », s’est-il- justifié au micro de la chaîne de télévision BFMTV.

"Il y a un risque de victoire du Front National", a-t-il lancé pour argumenter sa position.

Ce vote « utile » en faveur d’Emmanuel Macron ne vaut pour autant pas "ralliement", poursuit-il. « Je veux donner le plus de force au candidat qui doit représenter le camp réformiste et progressiste. Ce n’est pas un ralliement, c’est une prise de position responsable, je n’ai rien à négocier, rien à demander. Je ne le fais pas de gaieté de coeur», a-t-il ajouté.

D’autant que du côté d’Emmanuel Macron, on ne lui a rien promis. Loin s’en faut. Celui qui avait déclaré que son mouvement n’était pas « une maison d’hôtes » a enfoncé le clou mardi en affirmant ne pas vouloir constituer son futur gouvernement avec « les états majors des partis politiques » et promis un « renouveau des visages ».

Toujours est-il que cette prise de parole de Manuel Valls, la première depuis sa défaite à la primaire de la Belle Alliance Populaire face à Benoît Hamon, a le mérite de clarifier les choses.

Même si la messe était dite depuis plusieurs jours. Le 14 mars déjà, Manuel Valls avait annoncé dans les colonnes du magazine Paris Match qu’il ne parrainerait pas le candidat socialiste, fustigeant son « sectarisme » et son alliance avec l’écologiste Yannick Jadot.

Des propos qu’il a appuyés mardi 27 mars à l’Assemblée Nationale devant 70 à 80 parlementaires : «Il faut que chacun prenne ses responsabilités », a-t-il déclaré à l’assistance, après avoir accusé Hamon de faire grimper Jean-Luc Mélenchon dans les sondages.

«Les leaders politiques, les responsables, doivent s’exprimer au regard de la situation exceptionnelle que nous connaissons» a-t-il dit en substance, ce qui laissait peu d’imagination quant à sa prise de parole de mercredi sur BFMTV. Dans les colonnes du journal Le Parisien, un des proches de Manuel Valls analysait en ces termes la situation: « L’idée de Valls, c’est qu’il faut une coalition social-démocrate pour diriger la France ». Coalition dont il serait le chef de file au parlement. 

Pour les socialistes, le coup est rude. Accusé de « planter des couteaux dans le dos », Manuel Valls affaiblit la campagne du candidat Hamon, déjà en chute dans les sondages et distancé par Jean-Luc Mélenchon.

Mais Benoît Hamon, invité à réagir ce mercredi dans la matinale de la chaîne de télévision publique "France 2", n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet: « Je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls (…) Toutes les semaines est organisé un feuilleton destiné à m’affaiblir. Mais moi je fais campagne sur ce qui fait la vie des français, pas celle de Manuel Valls » a-t-il déclaré,

Il a également critiqué au passage une « génération qui ne veut pas perdre le pouvoir ». Une pique adressée aux nombreux socialistes qui, de Bertrand Delanoë en passant par Manuel Valls, lui ont préféré le candidat d’En Marche, en tête des intentions de vote dans les sondages avec la candidate frontiste Marine Le Pen.


           

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