Japon: le PDG de Tepco implore la compréhension d'élus locaux pour relancer des réacteurs


Vendredi 5 Juillet 2013 - 11:19
AFP


Tokyo - Trois jours après avoir annoncé son envie de relancer deux réacteurs nucléaires au Japon, le patron de Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima, est allé vendredi implorer la compréhension d'élus locaux mécontents.


Japon: le PDG de Tepco implore la compréhension d'élus locaux pour relancer des réacteurs
Naomi Hirose s'est présenté dans l'après-midi auprès du gouverneur de la préfecture de Niigata qui héberge la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, complexe de l'ouest que Tepco veut remettre partiellement en service au plus vite.

Selon les médias, le gouverneur Hirohiko Izumida a carrément refusé un document que voulait lui remettre Hirose. Ce dernier souhaite obtenir le consentement de l'élu avant d'installer des équipements requis pour la validation de sûreté, condition sine qua non avant une éventuelle remise en service, mais Izumida ne l'entend pas ainsi.

Avant de vouloir redémarrer des réacteurs, "Tepco doit finir d'analyser les causes de l'accident de Fukushima", avait-il déclaré mardi à la presse.

Izumida, qui a presque droit de veto sur toute décision de remise en service de réacteurs de sa région, dit n'avoir aucune confiance en Tepco.

Hirose a en outre rencontré vendredi matin le maire de Kashiwazaki qui lui a reproché "d'avoir annoncé publiquement la soumission prochaine d'un dossier auprès de l'autorité de régulation pour obtenir une validation de sûreté, sans en parler avant aux élus de la région, ce qui ne peut que saboter la confiance réciproque".

Hirose a demandé pardon pour avoir utilisé un procédé un peu cavalier mais a promis "que la décision de remettre les dossiers à l'autorité ne serait prise qu'après en avoir expliqué les tenants et aboutissants aux riverains concernés".

"Je ne veux pas passer outre les élus locaux et je veux leur expliquer nos intentions dans le but d'obtenir leur compréhension", a assuré M. Hirose.

Tepco pourrait néanmoins décider de soumettre une demande de passage en revue des réacteurs 6 et 7 de Kashiwazaki-Kariwa par l'autorité de sûreté sans que les élus ne donnent leur consentement, car pour l'opérateur, le temps presse, a laissé supposer M. Hirose.

Actuellement, 48 des 50 réacteurs de l'archipel sont stoppés et les compagnies d'électricité qui veulent en relancer doivent auparavant faire vérifier la conformité de leurs installations au regard de nouvelles normes plus sévères de sûreté qui entreront en vigueur lundi.

A partir de ce jour, les dossiers pourront être présentés par les compagnies et être examinés. Les délais de passage en revue risquant d'être longs, toutes veulent déposer leurs requêtes au plus vite pour être les premières servies. Selon la presse nippone, quatre compagnies devraient postuler pour 10 réacteurs de 5 centrales dès lundi, et deux autres tranches pourraient être ajoutées les jours suivants. Tepco pourrait se joindre rapidement à l'ensemble pour deux des sept réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa.


           

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