Le dernier roman de J.K. Rowling en vente, sans l'affluence d'Harry Potter


Vendredi 28 Septembre 2012 - 11:02
AFP


Londres - Le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, l'auteur richissime des aventures de Harry Potter, mis en vente jeudi, sera un best-seller mondial, avec un million d'exemplaires pré-vendus, mais il n'a pas provoqué l'affluence dans les librairies jadis suscitée par le petit sorcier.


Le dernier roman de J.K. Rowling en vente, sans l'affluence d'Harry Potter
Jeudi matin, les librairies britanniques ont ouvert plus tôt pour permettre aux fans d'acquérir dès 8H00 "The Casual Vacancy" ("Une place à prendre"), jusqu'alors entouré du plus grand secret.

Mais point de files d'attente ou de fans campant devant les magasins pour s'emparer des premiers exemplaires du livre de 152 pages, à la couverture rouge et jaune.

C'est au Southbank Centre que les irréductibles de la "maman" d'Harry se sont pressés en fin de journée pour assister à son unique lecture publique à Londres.

La soirée, retransmise en direct sur youtube, a réuni sur place près d'un millier de spectateurs.

Danielle Salvatore, une américaine de 19 ans qui étudie en Angleterre, a payé 200 livres pour se procurer un ticket d'entrée sur internet.

"Ca les vaut parce que J.K. Rowling m'a inspiré une vie de magie", a assuré la jeune fille qui a lu tous les Harry Potter et "aime déjà" les premières pages du dernier opus.

Le point de départ de ce roman qui se déroule à Pagford, charmant village imaginaire du sud-ouest de l'Angleterre, est la mort d'un membre du conseil municipal. Les habitants manigancent alors pour trouver un remplaçant acquis à leur cause: débarrasser Pagford de la gestion d'une cité HLM mal famée.

"Cela décrit la vie dans une petite ville", a expliqué J. K Rowling à ses lecteurs. "A mes yeux, c'est vraiment un livre humoristique".

L'écrivain avait pensé dans un premier temps au titre "Responsable", parce que, expliquait-elle dans le New Yorker, "c'est un livre sur la responsabilité. Au sens mineur - quelle est la part de notre responsabilité dans notre bonheur personnel - mais aussi au sens large - quelle est notre part de responsabilité envers les pauvres, les personnes défavorisées?"

Apparaissent ainsi dans ce livre des thèmes très éloignés de l'univers de ses jeunes sorciers: dépendance à l'héroïne, prostitution, familles monoparentales et désir sexuel adolescent.

Le roman a divisé les premiers critiques, certains louant son message social très "dickensien" quand d'autres sont sceptiques devant des scènes très crues de sexe ou d'injection de drogues.

Le Daily Telegraph décrit un livre ""parfois drôle, souvent étonnamment bien observé et rempli de cruauté et de désespoir".

Pour Siôn Hamilton, le directeur de la librairie Foyles, il est évident que les ventes ne vont faire que grossir jusqu'à Noël.

"Même si on est loin d'Harry Potter, c'est quand même l'écriture de J. K Rowling, sa voix, et ça sera sans doute intéressant et agréable pour ceux dont l'enfance a été marquée par ces livres de retrouver cet écho", a-t-il prédit.

L'écrivain britannique, qui a vendu 450 millions d'exemplaires des aventures de son petit sorcier, assure en "avoir fini" avec cette histoire, à moins qu'une "idée fabuleuse" ne surgisse.

Avec une fortune estimée à 560 millions de livres (703 million d'euros) selon le Sunday Times, cette mère de trois enfants est désormais à la tête d'un empire commercial, Harry Potter se déclinant en huit films à gros succès, en parcs à thème, en jouets et en jeux vidéo.

Mais elle reste marquée par la période où elle a écrit le premier "Harry Potter" au début des années 1990, alors qu'elle souffrait de dépression, vivait d'allocations et élevait seule sa fille.

Une expérience dont elle s'est nourrie pour écrire "The Casual Vacancy".

Aujourd'hui, l'écrivain travaille à deux autres livres pour jeunes enfants.


           

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