Le festival du cinéma africain de Khouribga, un rendez-vous marquant dans l’Histoire cinématographique africaine


Samedi 9 Septembre 2017 - 12:35
MAP - Imane BROUGI


​Khouribga – Le festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK), qui soufflera cette année sa quarantième bougie, devenu au fil des années, un rendez-vous marquant dans l’Histoire du cinéma africain et une illustration significative de l’intérêt immense et de la considération inouïe que porte le Maroc perpétuellement à la promotion de la culture et de l’industrie cinématographiques africaine.


Considéré comme l’un des plus anciens festivals du cinéma à l’échelle nationale et internationale, cet événement reflète l’engagement indéfectible du Royaume en faveur du développement du continent africain, qui ne se résume pas uniquement à des initiatives sur le plan politique et économique, mais s’inscrit également dans la sphère culturelle et artistique.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce festival de grande envergure qui se tiendra du 09 au 16 septembre à Khouribga se veut une plate-forme incontournable pour des cinéastes de renom provenant de différents pays africains afin de présenter et de faire découvrir leurs œuvres cinématographiques reflétant et se ressourçant de la grandeur de l’identité africaine.

Cette manifestation, dédiée au génie du 7ème art africain, est le couronnement de l’enracinement inébranlable du Maroc dans son continent.

La compétition officielle de cette 20 ème édition, verra la participation de 14 films qui seront en lice pour remporter le grand prix “Ousmane Sembène”.

C’est une palette haute en couleurs et en charge culturelle, de productions cinématographiques, qui illuminera les coups de projecteurs, au festival de Khouribga au grand bonheur des cinéphiles, des critiques, des intellectuels et d’un large public assoiffé d’art et de cinéma.

Il s’agit du “Children of Mountain” de la réalisatrice ghanéenne Priscilla Anany, “Félicité” du réalisateur sénégalais Alain Gomis, “Frontières” de la burkinabée Apolline Traoré, “Good luck Algéria” de l’algérien Farid Bentoumi, “Hedi, un vent de liberté” du Tunisien Mohamed Ben Attia, “Un jour pour les femmes” de l’Egyptienne Kamla Abou Dikra, et “Kalushi” du Sud-africain Mandela Walter.

Prenant, également, part à cette édition, “Organisation incontrôlable” du Béninois Arnold Aganssi, “Solim” du Togolais Steven Af, “L’orage africain” du Béninois Sylvestre Amoussou, “Le belge noir” du Rwandais Jean-Luc Habyarimana, “Le train de sel et de sucre” de la Mozambicaine Licinio Azevedo, “Wùlu” du Malien Daouda Coulibaly, et “Hayat” du Marocain Raouf Sebbahi.

Présidé par le poète et écrivain marocain Abdellatif Laâbi, le jury de la compétition officielle sera composé de l’actrice Rokhaya Niang (Sénégal), de l’artiste plasticienne ZoulikhaBouabdellah (Algérie), de l’actrice Sonia Oukacha (Maroc), de l’auteur et musicien Ray Lema (RDC), du producteur et réalisateur Pedro Pimenta (Mozambique) et de Nico Simon, président d”’Europa Cinemas” au Luxembourg.

Le festival, qui prévoit d’autres prix dont celui du jury, de la réalisation, du scénario, le prix “Mohamed Bastaoui” du meilleur premier rôle masculin, le prix du meilleur premier rôle féminin, les prix des meilleurs seconds rôles masculin et féminin, constitue désormais un rendez-vous annuel renouvelant l’union liant les cinéastes marocains à leurs homologues africains, afin de rendre de plus en plus fructueux cet échange des dernières productions cinématographiques du continent.

Concernant le jury du prix culturel de la cinéphilie “Don quichotte” décerné par la Fédération nationale des ciné-clubs au Maroc, il comprend trois membres représentant 3 ciné-clubs marocains : BouchaibJamoussi (ciné-club de kénitra), BoujouJilali (ciné-club de Mohammedia) et Benrachid Khalid (l’association du ciné-club de Khouribga).

Ce festival sera également un moment de débat et d’échange en plaçant la question de l’identité dans le cinéma africain au centre du débat du principal colloque de cette 20è édition.

D’autres conférences à caractère culturel et d’autres humanitaire sur des sujets tels que “l’immigration et l’intégration culturelle: Enjeux et défis”, “l’image du migrant africain dans le cinéma” et “la loi relative à l’immigration au Maroc: Les droits et les devoirs du migrant africain”, seront organisées en partenariat avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), les 12 et 13 septembre à la prison locale de Khouribga.

Outre les projections des films et les colloques, cette édition promet une programmation riche en activités culturelles, notamment les expositions d’art contemporain d’Afrique et des ateliers dédiés à la direction de la photographie, l’écriture du scénario et le montage numérique.

Un vibrant hommage sera rendu à cette occasion à l’actrice marocaine Sanaâ Alaoui qui joue au niveau international en cinq langues, à savoir, arabe, français, anglais, espagnol et allemand, et au feu Samir Farid, critique égyptien qui a consacré sa vie au 7ème art, un dévouement dont témoignent ses écrits où il développe toute une théorie sur le film égyptien en particulier.

Les organisateurs ont choisi le Rwanda, en tant que « Ciné invité » de cette édition, en jetant la lumière sur les productions audiovisuelles et cinématographiques consacrées au génocide rwandais, qui avait fait près de 800.000 mille morts en 1994.
Créé en 1977, le Festival du cinéma africain de Khouribga est une fête annuelle qui célèbre le cinéma et rend hommage aux productions cinématographiques africaines. En somme c’est une invitation à un échange culturel d’une richesse hors pair.


           

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