Légère reprise de croissance économique en Afrique subsaharienne (FMI)


Samedi 11 Novembre 2017 - 11:54
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« Le niveau de croissance économique en Afrique subsaharienne est passé de 1.4% en 2016 à 2.6% en 2017 », a affirmé à Anadolu, Dr Sambawendé Jules Tapsoba, représentant du Fonds Monétaire international (FMI) au Togo.


S'exprimant en marge d'une séance de présentation du rapport semi-annuel du fond sur les perspectives économiques du continent africain, tenue jeudi à Lomé, Tapsoba a indiqué que « le niveau de croissance demeure légèrement inférieur à ce qu’on observait avant l’enlisement de la croissance en 2014 (autour de 5 %)».

« Dans environ 12 pays du continent, le revenu par tête a carrément baissé. Ce qui est très alarmant. Cette croissance ne permet pas de tirer les populations de la pauvreté », a-t-il dit.

Le Fonds Monétaire international recommande désormais trois solutions pour répondre à ces problématiques : 

- S'autofinancer et réduire l'endettement 

"Les États africains doivent trouver des ressources internes pour s’autofinancer et donc réduire l’endettement. Ce qui permettra d’avoir un cadre macroéconomique sain qui attire des investissements privés pour prendre le relais " a conseillé Dr Sambawendé. 

Parce que affirme t-il, "l’endettement a un coût qu’il faut payer plus tard. Et cela réduit la capacité des pays africains en terme de dépenses sociales et d’investissement". 

- Mobiliser plus de recettes et s’autofinancer 

Selon Sambawendé,"les États africains ont la possibilités de s’autofinancer en mobilisant plus de recettes. Cela leur permetra d’être indépendants de l’endettement extérieur et moins dépendants de l’aide extérieur". 

"Il ne s’agit pas de faire payer plus d’impôts ou d’augmenter les taux d’imposition, mais d'augmenter l’assiette fiscale, pour des impôts plus justes et payer par tous afin de donner des possibilités aux Etats de financer la croissance", a-t-il expliqué. 

- Diversifier l’économie 

Pour enclencher le développement au sein des pays africains, l'expert conseille de faire diversifier l’économie des pays africains et faire valoir les industries de transformation et les industries de services qui apportent une croissance solide et pérenne. 

Saisissant le cas particulier du Togo, Dr Sambawendé a soutenu que l’économie togolaise a été plus résiliente ces dernières années (la croissance tournant toujours autour de 5 % alors que les économies comparables ont décroché).



           

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