Nouvelles formes d'imagerie médicale, grâce à des capteurs ultrasensibles

AFP
Mercredi 6 Avril 2011 - 15:26


Paris - Les porteurs de pacemaker ou de broches métalliques et les personnes obèses pourraient profiter de nouvelles formes d'imagerie IRM grâce aux avancées permises par la supraconductivité qui permettent de mesurer de très faibles champs magnétiques.


Nouvelles formes d'imagerie médicale, grâce à des capteurs ultrasensibles
Les instruments traditionnels d'imagerie par résonance magnétique (IRM) utilisent déjà les étonnantes propriétés de matériaux supraconducteurs refroidis à l'hélium liquide, capables de faire circuler le courant électrique dans des bobines de fils, sans créer de chaleur, ni perdre d'énergie.

Mais ces IRM créant de forts champs magnétiques (généralement 1,5 tesla, soit 30.000 fois le champ magnétique terrestre) ne peuvent être utilisés par les patients équipés de pacemaker et l'espace prévu pour s'y allonger peut s'avérer trop étroit pour une personne obèse.

Grâce à des capteurs ultrasensibles, les Squids, basés sur des boucles supraconductrices, il est maintenant possible de détecter des champs magnétiques de quelques femtoteslas, un milliard de fois plus faibles que celui de la Terre, explique Claude Fermon, chercheur au CEA Saclay, près de Paris.

De nouvelles formes d'imageries voient ainsi le jour : l'IRM à très bas champ, un appareil ouvert, accessible aux porteurs d'implants métalliques ou de pacemakers, la magnétoencéphalographie (MEG) pour voir le cerveau en action et la magnétocardiographie (MCG).

L'IRM à très bas champ, récente, offre toutefois une moins bonne résolution d'image que l'IRM traditionnelle.

La magnétoencéphalographie permet de reconstituer en 3D l'activité du cerveau presque en temps réel, à la milliseconde près. Grâce à des centaines de capteurs, il est possible d'enregistrer d'infimes champs magnétiques créés par les courants électriques circulant dans les zones actives du cerveau.

Avec la magnétocardiographie, il s'agit de détecter des signaux magnétiques liés à l'activité du coeur, cent fois plus grands que ceux du cerveau. Cette technique pourrait, selon les chercheurs, permettre de détecter les "prémices d'infarctus", avec des jours voire des semaine d'avance.

Dans le cas de personnes souffrant d'extrasystoles, des anomalies du rythme cardiaque, la magnétocardiographie pourrait aider à repérer plus facilement l'origine du trouble.


           

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