Sofia Stril-Rever : La voix du dalaï-lama

canoe.ca
Dimanche 5 Avril 2009 - 11:20


L'année 2009 est l'année du dalaï-lama. En plus de marquer le 50e anniversaire de son exil en Inde, elle célèbre également le 70e anniversaire de son intronisation. En guise de cadeau, Sofia Stril-Rever, l'une des interprètes françaises du dalaï-lama, nous offre Mon autobiographie spirituelle.


Sofia Stril-Rever : La voix du dalaï-lama
Qu'on soit ou non très versé dans le bouddhisme, les paroles du dalaï-lama sont réellement à la portée de tout le monde. Et, par ricochet, cette première autobiographie spirituelle aussi. Mais avant d'aller plus loin, nous nous devons de revenir trois ans en arrière.
En ce 10 mars 2006, journée officielle de la commémoration du soulèvement national tibétain de 1959, des milliers de personnes sont venues écouter le discours du dalaï-lama à Dharamsala, malgré le froid et la pluie battante. Sofia Stril-Rever fait partie du nombre et, même si elle traduit ses enseignements depuis déjà une bonne quinzaine d'années, elle entend cette fois d'une autre oreille la dimension universelle d'humanité qui se dégage des propos du grand homme.
«C'est cette dimension qui le rend si proche de nous et si heureux d'être vivant, explique Mme Stril-Rever, que nous avons jointe au téléphone. Cet être à part nous enseigne le bonheur, et rares sont les personnes capables de déplacer comme lui des dizaines de milliers d'individus pour nous en parler. Ce que je comprends, à travers le dalaï-lama, c'est la vie de l'esprit, la force de transformation qui permet de donner du sens à la souffrance et à l'existence terrestre.»
Alors ce jour-là, à Dharamsala, Sofia Stril-Rever a une révélation.
«Renouveler ce qu'on pouvait lire sur le dalaï-lama, car il n'a vraiment pas une personnalité comme les autres.»
Son idée? Réunir sous un même couvert l'être humain, qui a à coeur le développement des valeurs humaines, le moine bouddhiste, qui prône l'harmonie entre les religions, et le dalaï-lama, qui défend la cause du Tibet.
Un travail de moine
Dès l'instant où elle débarque en Inde pour la première fois, Sofia Stril-Rever tombe amoureuse du pays et de sa culture. Elle se met rapidement au sanskrit et au tibétain, ce qui lui permet avec le temps d'approcher le professeur Samdhong Rinpotché, président du Parlement tibétain en exil et directeur de l'Institut central d'études supérieures tibétaines à Sarnath, et Mathieu Ricard, le principal interprète et traducteur français du dalaï-lama.
«Quand il ne peut pas traduire un texte en français, M. Ricard me demande de le faire pour lui; je suis un peu sa roue de secours », précise au tournant Mme Stril-Rever.
Tout ça pour dire que, grâce à l'intermédiaire du professeur Rinpotché, elle obtient le feu vert du dalaï-lama quant à son projet de livre et elle ne tarde pas à recevoir une compilation de discours et de textes.
«Je me suis rendu compte qu'il y avait là une partie du dalaï-lama qu'on connaissait moins et c'est cet aspect que j'ai essayé de développer, en le complétant avec les entretiens que j'ai pu réaliser lors du tournage d'un film portant sur lui. Dès le départ, je ne voulais pas faire une biographie linéaire. Ça a été un très gros travail pour moi de trouver la structure du livre, d'arriver à l'articuler autour de ses trois engagements de vie.»
Le résultat? D'abord, un vrai bonheur de lecture. Ensuite, un vrai bonheur tout court. Au fil des pages, on découvre à quel point le dalaï-lama fait figure d'exception tant pour ce qu'il est que pour ce qu'il a à nous enseigner, et lorsqu'on referme ce livre, on n'a qu'une envie: réapprendre à vraiment aimer son prochain sans sortir chapelet ou recueil de prières pour autant.


           

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