Tunisie - Mohsen Marzouk annonce un nouveau parti politique


Mercredi 6 Janvier 2016 - 17:07
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Tunis - Le Secrétaire général démissionnaire du mouvement politique tunisien de «Nidaa Tounes» a annoncé, mercredi, son intention de former un nouveau parti, au mois de mars prochain.


Mohsen Marzouk, Secrétaire général démissionnaire et dissident de «Nidaa Tounes» (Appel de la Tunisie, parti au pouvoir), a fait son annonce lors d'une  conférence de presse, mercredi, à Tunis.

«Le projet national moderniste nécessite une nouvelle fondation et une réunion se tiendra le 10 du mois courant pour annoncer officiellement notre séparation totale de Nidaa Tounes et la création d’un processus et d'un cadre organisationnels indépendants», a-t-il, notamment, dit.

Et Marzouk de poursuivre : «Nous annoncerons le 2 mars prochain le parti ou le nouveau front, dès lors que nous avons besoin d’une nouvelle politique qui s‘articule autour de la jeunesse, de la femme et de la démocratie, un projet moderniste et ouvert fondé sur les libertés et non pas un parti momifié», a-t-il dit dans une allusion au parti Nidaa Tounès.

L’ancien chef de cabinet de la présidence a ajouté : «J’annoncerai la formation d’un nouveau Nidaa».

Concernant le groupe des parlementaires qui le rejoindront parmi les députés actuels du "Nidaa", Marzouk a précisé : «J'ai eu une réunion avec un groupe de députés pour discuter des méthodes de travail à l’avenir et leur [les députés] décision sera arrêtée d'ici la réunion du 10 janvier».

Quant aux raisons de l’échec des négociations avec l’autre camp du Nidaa pour parvenir à une solution, Marzouk a dit : «Le congrès est unilatéral et est basé sur les nominations. Il ne s’agit pas d’un congrès démocratique et nous ne serons pas présents. Il s’agit d’un congrès de discorde qui sert les intérêts du président du comité central, Hafedh Caid-Essebsi», fils du président de la République, Béji Caid Essebsi.

Le projet politique de Marzouk est basé, selon lui, sur la jeunesse, la femme, la protection du processus démocratique, la lutte antiterroriste et les réformes majeures.

Trente-deux députés de Nidaa Tounes avaient présenté leur démission du bloc parlementaire du parti en novembre dernier, avant de la suspendre temporairement, en signe de protestation contre la «marginalisation du projet du parti».

Le président tunisien Béji Caid-Essebsi avait annoncé, à la fin du mois de novembre, en sa qualité de fondateur du mouvement, «la constitution d’une commission de treize membres du parti qui a pour mission de concilier entre les points de vue des protagonistes».

La «commission des 13» a annoncé la tenue d’un congrès consensuel le 10 janvier courant et d’un congrès électif le 31 juillet prochain.

Le parti de Nidaa Tounes, qui conduit la coalition au pouvoir, est le théâtre depuis plusieurs mois d’une crise aigue entre deux camps dont l’un est conduit par son secrétaire général démissionnaire, Mohsen Marzouk, et l'autre par Hafedh Caid Essebsi, fils du président.


           

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