Un tiers des migrants de la "jungle" de Calais évacués


Mardi 25 Octobre 2016 - 09:33
Reuters


Calais, Pas-de-Calais - Plus d'un tiers des quelque 6.000 migrants présents dans la "jungle" de Calais ont été évacués dans le calme lundi, première journée de cette opération à haut risque pour le gouvernement.


La préfecture prévoyait pour lundi le départ de 60 bus, soit environ 2.500 personnes, puis 45 mardi et 40 mercredi. Ils se rendront dans l’un des 450 CAO français dans lesquels 7.500 places ont été réservées pour les migrants.

Quelque 2.318 migrants ont été "mis à l'abri" au premier jour de l'opération d'évacuation de la "Jungle" de Calais, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Sur ce total, "1.918 majeurs ont quitté Calais" pour rejoindre "80 centres d'accueil et d'orientation (CAO) situés dans onze régions de France", a-t-il précisé dans une déclaration à la presse.

Quatre cents mineurs ont pour leur part été "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Une aide supplémentaire de 40 millions d'euros sera versée par le Royaume-Uni,a ajouté Bernard Cazeneuve, pour qui cette première journée de démantèlement s'est effectuée "dans le calme et la maîtrise".

La grille bloquant l'accès à un vaste hangar, sorte de gare routière où se déroule la répartition des migrants, a été ouverte à 08h00 pour accueillir les centaines de candidats à l'acheminement vers des Centres d'accueil et d'orientation (CAO) qui faisaient la queue, parfois depuis des heures.

A la différence des précédentes opérations, cette fois l'objectif est de "démanteler totalement la lande", d'où une présence importante des forces de l'ordre qui se maintiendra pour "éviter que des gens ne viennent réinvestir la lande ou pour que des squats se multiplient ça et là", a expliqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. 

"Il n'y a pas de moyens coercitifs employés à [l'] encontre" des migrants et le dispositif policier conséquent est là "simplement pour sécuriser la lande", a-t-il ajouté.

Le démantèlement proprement dit - destruction des tentes, des abris, etc -, doit commencer mardi.

7.500 PLACES RÉSERVÉES DANS DES CENTRES D'ACCUEIL

Peu avant 8 heures, des bus sont venus stationner aux abords du hangar de départ et les forces de l’ordre ont pris place pour permettre l’accès aux migrants répartis entre quatre groupes --mineurs isolés, personnes vulnérables, familles et adultes.

Les premiers migrants qui ont pénétré à l’intérieur du hangar ont eu le choix entre deux régions d’accueil, la Bretagne et Auvergne-Rhônes-Alpes. Devant une carte de France, ils ont choisi l’une de ces deux régions et un bracelet de couleur correspondant leur a été distribué.

Le premier bus est parti en direction de la Bourgogne suivi rapidement de plusieurs autres, direction le Morbihan, la Haute-Saône, la Haute-Loire et la Drôme.

"Je voulais partir depuis un moment mais il n’y avait pas de place, maintenant c’est possible", dit Idriss, la vingtaine, parti avec un petit groupe de Soudanais.

Amadou Diallo, 17 ans, qui dit avoir fui la Guinée Conakry, espère pouvoir débuter des études en France. 


           

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