Algérie : 15 migrants subsahariens noyés au large des côtes Ouest


Lundi 30 Avril 2018 - 10:24
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Pas moins de quinze migrants subsahariens sont morts dimanche dans le naufrage de leur embarcation de fortune au large des côtes ouest algériennes, ont rapporté des médias locaux.


Ces migrants sont morts au large de cap Falcon (Oran, 420 km à l'Ouest d’Alger) alors qu’ils tentaient la traversée vers l’Europe, a rapporté la chaîne de télévision privée Ennahar-TV, citant le chargé de communication de la protection civile.

Dix-neuf autres migrants ont pu être repêchés, a ajouté la même source, mais qui ne précise pas cependant la nationalité de ces migrants.

«Ces migrants sauvés ont été retrouvés dans un état de santé déplorable en raison de la fatigue et du froid qui y sévit en raison des mauvaises conditions météorologiques», a indiqué la même source. 

D’après Ennahar-TV, les recherches des gardes côtes algériennes et de la protection civile se poursuivent pour retrouver d’éventuels autres corps.

A l’approche de l’été, les côtes algériennes constituent des foyers de départ des « harragas », dénomination locale de migrants qui traversent illégalement la mer pour rejoindre les côtes européennes, notamment celles espagnoles les plus proches d’Oran. 

Mais beaucoup périssent lors de la traversée. De nombreux cadavres ont été rejetés par la mer et retrouvés ces derniers mois sur les plages d’Oran, mais également de Mostaganem (est d’Oran) et Ain-Temouchent (Ouest d’Oran). 

En plus des « harragas » algériens, même si le phénomène est minimisé par les autorités algériennes, de nombreux migrants subsahariens transitent par ce pays pour tenter de rejoindre l’Europe. 

Cinq cents tentatives d’entrées illégales dans le territoire algérien sont enregistrées quotidiennement aux frontières sud du pays, avec le Mali et le Niger notamment, a indiqué récemment le ministère algérien de l’intérieur. 

Vingt-sept mille migrants subsahariens ont été rapatriés dans leur pays ces trois dernières années, a précisé le même département ministériel arguant des « soucis sécuritaires », malgré les critiques des ONG déplorant des « rapatriements massifs » et «des conditions difficiles» de rapatriement. 


           

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