Arrestation de personnes impliquées dans l'enlévement d'Européens en Algérie


Jeudi 15 Décembre 2011 - 14:55
AFP


Alger - Des personnes impliquées dans l'enlèvement de trois coopérants européens fin octobre dans l'ouest de l'Algérie ont été arrêtées par les services de sécurité du Polisario, a déclaré un haut responsable sahraoui, cité jeudi par l'agence algérienne APS.


Arrestation de personnes impliquées dans l'enlévement d'Européens en Algérie
"Ils agissaient pour le compte d?une organisation criminelle inconnue jusqu?ici", a déclaré le président du Parlement sahraoui, Khatri Eddouh, lors d?une conférence de presse tenue mercredi soir. Il n'a précisé ni le nombre de personnes arrêtées ni la date des arrestations.

Les trois coopérants qui sont toujours détenus - un homme et une femme espagnols et une Italienne - avaient été enlevés le 23 octobre dernier dans les camps de réfugiés sahraouis d'Algérie de Hassi Rabuni, qui abrite le siège du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) près de Tindouf (sud-ouest algérien).

"Nous fournissons tous les efforts nécessaires, en collaboration avec les pays voisins et même d?autres pays, pour libérer ces otages (et on) combattra le terrorisme s?il (le Polisario) se trouve obligé à le faire", a ajouté M. Eddouh qui s?exprimait à la vieille du 13e congrès du Polisario à Tifariti.

Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie et qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, avait attribué le rapt à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mais le 10 décembre, un groupe dissident d'Aqmi a revendiqué, dans un double message audio et écrit transmis à l'AFP à Bamako, au Mali, l'enlèvement.

"C'est le groupe Jamat Tawhid Wal Jihad Fi Garbi Afriqqiya, dans l'ouest africain. Nous revendiquons l'opération qui s'est produite le 23 octobre à Tindouf où deux ressortissants espagnols ont été enlevés, ainsi qu'un ressortissant italien", affirmait un bref message.

Une première preuve de vie, sous forme de vidéo, des trois coopérants a été montrée lundi à l'AFP par l'intermédiaire d'un médiateur oeuvrant à leur libération.

Sur cette vidéo de moins de deux minutes, on voit les visages non floutés d'un homme et de deux femmes. Chacun des otages se présente brièvement dans sa langue, sans formuler de revendication.

L'homme a le pied gauche entouré d'un bandage. Les deux femmes sont habillées d'une tunique bleue et portent chacune un voile.

Derrière les otages, des hommes en armes au visage en partie recouvert d'un turban, dont la plupart ont la peau noire.

Selon le Front Polisario, les ravisseurs étaient venus du Mali et ont ramené leurs otages dans ce pays. Cette information a été démentie par le gouvernement malien.


           

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