France: Alexandre Benalla reconnaît sa «faute»


Jeudi 26 Juillet 2018 - 11:30
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L’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a reconnu avoir « commis une faute » en intervenant lors de la manifestation du 1er mai, dans une interview parue jeudi dans la presse française.


« Je n’ai pas le sentiment d’avoir trahi le président de la république, j’ai le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise » a-t-il toutefois expliqué au journal Le Monde alors que le président français Emmanuel Macron avait qualifié les faits de « trahison » mardi soir face aux députés de sa majorité. 

Alexandre Benalla s’exprimait pour la première fois dans la presse depuis le début du scandale.

Concernant sa présence lors de la manifestation du 1er mai durant laquelle il s’est livré à des violences sur des passants, Benalla reconnaît clairement « avoir commis une faute » mais en précisant que « cette faute est plus d’un point de vue politique: je n’aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu’observateur et puis j’aurais peut être du rester en retrait ».

Benalla dénonce par ailleurs ceux qui, par cette affaire ont montré « une volonté d’atteindre le Président de la République » en se saisissant de « l’opportunité » du scandale. Il estime avoir servi de « point d’entrée » à ceux qui ont voulu « atteindre » Emmanuel Macron. 

L’Elysée est agité depuis une semaine par l’affaire dite Benalla, du nom d’Alexandre Benalla, chargé de la sécurité du président Emmanuel Macron. 

Ce chargé de mission de l’Elysée est placé sous les projecteurs depuis que le journal Le Monde a révélé, il y a une semaine, une vidéo montrant qu’il s’était livré à des violences sur des manifestants alors qu’il y assistait aux côtés des forces de l’ordre en tant que simple observateur et n’était nullement habilité à participer aux opérations de police sur place. 

Sur les images qu’Anadolu a pu consulter, Alexandre Benalla porte un brassard « POLICE » et utilise un talkie-walkie alors qu’il n’est pas policier. Il n’en fallait pas moins pour déclencher un véritable séisme politique. 

Pour ces faits, l’Elysée a indiqué dans un communiqué que l’intéressé a été sanctionné par une mise à pied de 15 jours effectuée en mai avant de reconnaître mercredi face au Sénat que le salaire de Benalla n’avait en réalité pas été amputé par cette sanction. 

Alexandre Benalla a toutefois été licencié par la présidence de la République vendredi après qu’il se soit procuré illégalement les vidéos de surveillance qui l’incriminent suite aux révélations faites la veille par le journal le Monde.

Il a été mis en examen aux côtés de trois autres gradés de la police nationale, soupçonnés de l’avoir aidé dans l’accaparement illégal de ses vidéos. 

Après plusieurs jours de silence, le président Macron est apparu mardi soir devant les députés de sa majorité en leur expliquant que « s’ils cherchent un responsable, le responsable c’est moi et moi seul », avant d’ajouter « ce qui s’est passé le 1er mai a été pour moi une trahison ». 

Depuis le début de cette affaire, érigée au rang de scandale d’Etat par les médias français, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place et a déjà permis d’auditionner le ministre de l’intérieur Gérard Collomb ou encore Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président Macron. 

La presse a révélé quotidiennement des éléments qui continuent de semer le trouble sur les passe-droits dont a pu bénéficier Alexandre Benalla. A titre d’exemple, il jouissait d’un logement de fonction de 200m2 au cœur de Paris, percevait un salaire dépassant les 10.000 € mensuels, et était habilité « secret-défense » sans que sa fonction auprès du président Macron ne le justifie. 


           

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