Hamid Karzaï va annoncer son gouvernement dans "les prochains jours"


Samedi 5 Décembre 2009 - 11:08
AFP


Kaboul - Le président afghan Hamid Karzaï, élu pour un second mandat, va annoncer, au moins partiellement, dans les prochains jours, la composition de son gouvernement, a indiqué samedi son porte-parole.


Hamid Karzaï
Hamid Karzaï
"En consultation avec les anciens, les personnes influentes, les responsables politiques et des experts afghans, le président va présenter au Parlement la liste complète ou partielle du nouveau gouvernement, dans le courant de la semaine", a déclaré son porte-parole Hamid Elmi.

Le Parlement doit accorder sa confiance, par un vote, au nouveau gouvernement, avant que celui-ci ne puisse commencer son travail.

Les députés devaient terminer leur session dimanche, mais un porte-parole du Parlement a indiqué que la session était prolongée afin de "débattre et de voter le budget", sans pour autant évoquer le nouveau gouvernement.

Washington, qui a décidé de déployer 30.000 soldats supplémentaires dans le pays, a prévenu que l'aide financière américaine serait désormais conditionnée aux efforts en matière de lutte contre la corruption.

Le président américain Barack Obama a dit à son homologue afghan qu'il attendait de ce dernier des "progrès sensibles" d'ici 18 à 24 mois, a annoncé la Maison Blanche mardi.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a également suggéré fin novembre au président Karzaï de recruter des ministres ayant un profil d'experts plutôt que des chefs de guerre.

M. Karzaï, 51 ans, a été réélu à la tête de l'Etat à l'issue d'un scrutin présidentiel calamiteux, marqué par des fraudes massives en sa faveur lors du premier tour le 20 août, et le retrait de M. Abdullah avant le second tour prévu début novembre.

Après sa prestattion de serment le 19 novembre, le chef de l'Etat a lui-même investi ses deux vice-présidents, des anciens chefs de guerre à la réputation controversée: le Hazara Karim Khalili et surtout le "maréchal à vie" Mohammad Qasim Fahim, un Tadjik, ancien leader de la résistance contre les Soviétiques, accusé notamment par l'organisation Human Rights Watchde violations des droits de l'homme et de trafic de drogue.

Le gouvernement sortant compte 25 ministres.


           

Nouveau commentaire :

Actus | Economie | Cultures | Médias | Magazine | Divertissement