Robert Gates
Sept ans après l'invasion du pays qui avait entraîné la chute de l'ex-président irakien Saddam Hussein, l'armée américaine ne doit plus se concentrer désormais que sur la formation des forces irakiennes, dans un pays encore loin d'être stabilisé.
"Je dirais que nous ne sommes plus (en guerre)", a déclaré M. Gates en réponse à des journalistes sur la base militaire américaine de Camp Ramadi, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad.
"Les opérations de combat sont terminées. Nous allons continuer de travailler avec les Irakiens sur le contre-terrorisme, nous allons faire beaucoup de conseil et de formation", a-t-il ajouté.
"Donc je dirais que nous sommes dans la phase finale de notre engagement en Irak", a-t-il poursuivi.
Dans un discours solennel à la Nation, le président américain Barack Obama avait annoncé quelques heures plus tô t que les Irakiens étaient désormais responsables de la sécurité de leur pays.
Mais après plus de sept ans de guerre et de violences, l'Irak est encore loin d'être stabilisé sur le plan de la sécurité comme de la politique. Les partis irakiens n'ont toujours pas trouvé d'accord pour former un nouveau gouvernement, dans la foulée des élections législatives du 7 mars.
Quand des journalistes lui ont demandé si la guerre en valait la peine, M. Gates a estimé que la réponse appartenait aux historiens.
"Le problème de cette guerre pour tous les Américains, c'est que les raisons qui ont été avancées pour la justifier ne se sont pas avérées valides", a-t-il dit, en référence à la menace des armes de destruction massive irakiennes qui avait été invoquée par l'administration Bush.
"Même si les résultats sont bons du point de vue des Etats-Unis, il seront toujours assombris par ces débuts", a-t-il poursuivi.
Les effectifs de l'armée américaine en Irak sont récemment passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats, contre 170.000 en 2007. Plus de 4.400 ont péri en Irak. L'ensemble des forces américaines doit avoir quitté le pays d'ici fin 2011.
En discutant avec des militaires américains, le secrétaire à la Défense n'a pas toutefois pas exclu un maintien de l'armée américaine en Irak après cette date. Mais il a souligné qu'une renégociation de l'accord de sécurité conclu en novembre 2008 impliquait une demande en ce sens de Bagdad.
"Je crois qu'il faudra attendre la formation d'un nouveau gouvernement irakien pour que cette question soit ou non reposée", a-t-il dit en réponse à une question d'un soldat américain, selon une journaliste de l'AFP.
"Nous serions prêts à l'examiner à nouveau mais cela doit se faire à l'initiative des Irakiens."
M. Gates doit assister mercredi avec le vice-président américain Joe Biden, arrivé lundi soir en Irak, à une cérémonie officielle près de Bagdad marquant le lancement de l'opération "Aube Nouvelle" ("New Dawn" en anglais) et au cours de laquelle le général Lloyd Austin prendra le commandement des forces américaines en Irak en remplacement du général Ray Odierno.
En annonçant la fin de la mission de combat en Irak, le président américain Barack Obama a aussi exhorté les dirigeants irakiens à trouver au plus vite un accord pour un nouveau gouvernement.
De nombreux responsables ont mis en garde contre le risque que cette impasse politique faisait courir à l'Irak.
Août a encore été un mois très meurtrier. Au total, 426 Irakiens, dont 295 civils, ont été tués dans les violences, selon un bilan fourni mercredi par plusieurs ministères irakiens.
Ces chiffres tendent à confirmer le regain d'attaques observé depuis juillet, qui ont suscité une inquiétude quant à la capacité des forces irakiennes à protéger le pays.
Pour autant, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé mardi que ses forces étaient capables de prendre aujourd'hui le relais des Américains, une évaluation nuancée par son ministre de la Défense Abdel Qader al-Obeïdi, selon lequel, en 2012, les forces irakiennes ne seraient prêtes qu'à 95%.
"Je dirais que nous ne sommes plus (en guerre)", a déclaré M. Gates en réponse à des journalistes sur la base militaire américaine de Camp Ramadi, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad.
"Les opérations de combat sont terminées. Nous allons continuer de travailler avec les Irakiens sur le contre-terrorisme, nous allons faire beaucoup de conseil et de formation", a-t-il ajouté.
"Donc je dirais que nous sommes dans la phase finale de notre engagement en Irak", a-t-il poursuivi.
Dans un discours solennel à la Nation, le président américain Barack Obama avait annoncé quelques heures plus tô t que les Irakiens étaient désormais responsables de la sécurité de leur pays.
Mais après plus de sept ans de guerre et de violences, l'Irak est encore loin d'être stabilisé sur le plan de la sécurité comme de la politique. Les partis irakiens n'ont toujours pas trouvé d'accord pour former un nouveau gouvernement, dans la foulée des élections législatives du 7 mars.
Quand des journalistes lui ont demandé si la guerre en valait la peine, M. Gates a estimé que la réponse appartenait aux historiens.
"Le problème de cette guerre pour tous les Américains, c'est que les raisons qui ont été avancées pour la justifier ne se sont pas avérées valides", a-t-il dit, en référence à la menace des armes de destruction massive irakiennes qui avait été invoquée par l'administration Bush.
"Même si les résultats sont bons du point de vue des Etats-Unis, il seront toujours assombris par ces débuts", a-t-il poursuivi.
Les effectifs de l'armée américaine en Irak sont récemment passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats, contre 170.000 en 2007. Plus de 4.400 ont péri en Irak. L'ensemble des forces américaines doit avoir quitté le pays d'ici fin 2011.
En discutant avec des militaires américains, le secrétaire à la Défense n'a pas toutefois pas exclu un maintien de l'armée américaine en Irak après cette date. Mais il a souligné qu'une renégociation de l'accord de sécurité conclu en novembre 2008 impliquait une demande en ce sens de Bagdad.
"Je crois qu'il faudra attendre la formation d'un nouveau gouvernement irakien pour que cette question soit ou non reposée", a-t-il dit en réponse à une question d'un soldat américain, selon une journaliste de l'AFP.
"Nous serions prêts à l'examiner à nouveau mais cela doit se faire à l'initiative des Irakiens."
M. Gates doit assister mercredi avec le vice-président américain Joe Biden, arrivé lundi soir en Irak, à une cérémonie officielle près de Bagdad marquant le lancement de l'opération "Aube Nouvelle" ("New Dawn" en anglais) et au cours de laquelle le général Lloyd Austin prendra le commandement des forces américaines en Irak en remplacement du général Ray Odierno.
En annonçant la fin de la mission de combat en Irak, le président américain Barack Obama a aussi exhorté les dirigeants irakiens à trouver au plus vite un accord pour un nouveau gouvernement.
De nombreux responsables ont mis en garde contre le risque que cette impasse politique faisait courir à l'Irak.
Août a encore été un mois très meurtrier. Au total, 426 Irakiens, dont 295 civils, ont été tués dans les violences, selon un bilan fourni mercredi par plusieurs ministères irakiens.
Ces chiffres tendent à confirmer le regain d'attaques observé depuis juillet, qui ont suscité une inquiétude quant à la capacité des forces irakiennes à protéger le pays.
Pour autant, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé mardi que ses forces étaient capables de prendre aujourd'hui le relais des Américains, une évaluation nuancée par son ministre de la Défense Abdel Qader al-Obeïdi, selon lequel, en 2012, les forces irakiennes ne seraient prêtes qu'à 95%.