L'Euro 2016 en France, "c'est bon pour le moral"


Samedi 29 Mai 2010 - 12:30
AFP


Paris - L'organisation de l'Euro 2016, décrochée vendredi par la France, est avant tout "bon pour le moral" en cette période de morosité économique, estime unanimement la presse de samedi.


Nicolas Sarkozy et Michel Platini
Nicolas Sarkozy et Michel Platini
"Enfin une bonne nouvelle !" s'écrient Pierre Fréhel dans Le Républicain lorrain et le quotidien France-Soir.

Ce que Fabrice Jouhaud de L'Equipe qualifie de "bol d'air" est bien "la seule nouvelle positive entendue hier sur les ondes", note Patrick Fluckiger dans L'Alsace, "entre les hausses probables des prix du gaz et de l'électricité, les nouvelles économies pour assainir la Sécu et la remontée du chômage".

Aucun éditorialiste ne boude son plaisir. "C'est bon pour le moral !" et cela "vient éclairer un horizon particulièrement obscurci par la crise et ses effets collatéraux", écrit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

C'est d'ailleurs sur les conséquences économiques de la décision de l'UEFA qu'insistent les quotidiens. "Vitrine d'une certaine France, l'Euro va offrir de l'emploi avant, pendant et après la compétition. L'Euro, bonne affaire pour tout le monde", est persuadé Bruno Bécard dans La Nouvelle République du Centre-Ouest.

La présence de Nicolas Sarkozy dans les rangs de la délégation française suscite beaucoup de commentaires. Pour François Martin du Midi Libre, "sa présence à Genève n?était que symbolique". "N'en déplaise à ses détracteurs, il a pris un risque, et il a gagné", réplique Yves Thréard dans Le Figaro.

"A l'aise entre Platini et Zidane, Nicolas Sarkozy a mouillé le maillot et cette réussite est aussi la sienne. A la limite du hors jeu sur les retraites, le voilà désigné +buteur décisif+", par Rémi Godeau (L'Est républicain).

Dans La République du Centre, Jacques Camus explique que "notre président a choisi de +shooter+ le moral des Français au ballon rond. Histoire de leur faire oublier tout le reste".

Selon Frédéric Gerschel (Le Parisien/Aujourd'hui), "le chef de l'Etat est persuadé que ce type d'événement peut être un antidote à la crise". Ce dont doute fortement Xavier Panon, de La Montagne : "l?Euro comme coup de fouet, peut-être, mais pas comme dérivatif. Nicolas Sarkozy ne peut être assez naïf pour le croire".


           

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