La droite défend Nicolas Sarkozy, taxé de xénophobie


Mercredi 13 Mai 2015 - 16:08
Reuters


Paris - La droite est montée au front mercredi contre les accusations de "xénophobie" lancées par le Premier secrétaire du Parti socialiste à l'encontre de Nicolas Sarkozy.


La droite défend Nicolas Sarkozy, taxé de xénophobie
Jean-Christophe Cambadélis a jugé sur RTL que l'attaque de l'ancien président contre la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, dont il dénonce la réforme des collèges, était "légèrement xénophobe".

Le ministre des Finances Michel Sapin, ne l'a pas contredit, et a accusé le président de l'UMP de "faire appel aux plus bas instincts".

Lors d'un meeting en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy a déclaré lundi que "dans le combat effréné vers la médiocrité", la ministre de la Justice Christiane Taubira était "en passe d'être dépassée par la ministre de l'Education nationale".

"C'est une certaine connotation", a estimé sur RTL Jean-Christophe Cambadélis.

"Madame Taubira a été attaquée pour les raisons que l'on sait, pour la couleur de sa peau, et madame Belkacem est attaquée, pourquoi? Parce qu'elle s'appelle madame Belkacem."

A la question "pensez-vous que l'attaque de Nicolas Sarkozy est raciste?", il a répondu : "Je pense qu'elle est légèrement xénophobe, je le dis, et c'est inadmissible dans notre République."

Le ministre des Finances Michel Sapin a estimé sur BFM TV et RMC que ce n'était "pas un hasard" si Nicolas Sarkozy avait "mis dans une même phrase et dans des termes injurieux la ministre de la Justice et la ministre de l'Education nationale."

"C'est une ministre de la Justice qui a une couleur de peau, et c'est une ministre de l'Education nationale qui porte un nom", a-t-il dit. "C'est une sorte d'appel aux plus bas instincts (...) Quand on a été président de la République et quand on souhaite le redevenir, la première des choses c'est de laisser de côté les bas instincts."

"FACILITÉ INTELLECTUELLE"

Nicolas Sarkozy ne réagira pas en personne sur le sujet, a-t-on indiqué à l'UMP.

Mais plusieurs responsables du principal parti de droite ont défendu leur président, dénonçant la "facilité intellectuelle" de critiques, qui coupent court, selon eux, à tout débat sur le fond des réformes.

"Quand Nicolas Sarkozy critique Madame Taubira ou Madame Vallaud-Belkacem, il ne les critique pas pour ce qu'elles sont mais pour ce qu'elles font. Et c'est bien ce qui dérange le Parti Socialiste", dit dans un communiqué Laurent Wauquiez, secrétaire général de l'UMP.

Sébastien Huyghe, porte-parole du parti, a qualifié sur Twitter les "insultes" de Jean-Christophe Cambadélis "d'antirépublicaines", et appelé Manuel Valls à les condamner.

Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, elle-même issue de la diversité, a fait de même.

"Accuser Nicolas Sarkozy de xénophobie est honteux!", a-t-elle écrit sur Twitter. "Pour la gauche, défendre nos valeurs, nos principes et notre école, c'est être xénophobe!"

Najat Vallaud-Belkacem est la cible d'une salve croissante d'attaques en raison de sa réforme des collèges, très décriée.  

La ministre de la Justice avait elle-même été très critiquée en 2013, notamment par la droite, lors de l'examen du projet de loi instituant le mariage pour tous, qu'elle portait.


           

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