Maroc : El Othmani compose le gouvernement avec six partis


Lundi 27 Mars 2017 - 10:36
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Casablanca - Le Chef du gouvernement marocain, Saâd Eddine El Othmani, a annoncé avoir trouvé un accord avec cinq autres partis politiques pour la formation du nouveau gouvernement.


Le futur Exécutif marocain comprendra outre le Parti de la Justice et du Développement (PJD), les partis du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Mouvement populaire (MP), de l’Union Constitutionnelle (UC), le l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), a indiqué El Othmani, lors d'une conférence de presse, tenue samedi soir au siège du PJD à Rabat.

Un choix "dicté par la forte volonté de dépasser les obstacles qui ont empêché la formation du gouvernement durant les derniers mois", a-t-il expliqué.

Saâd-Eddine El Othmani a opté, donc, pour une majorité confortable avec un total de 240 députés sur les 395 que compte la Chambre des représentants.

Contrairement à toutes les attentes, le parti de l’USFP qui n’a obtenu que 20 sièges, dont 14 élus directement et 6 via la liste nationale, fera son entrée au prochain gouvernement.

Une concession inattendue du PJD qui a longtemps refusé l’adhésion de l’USFP, ce parti a pu arracher la présidence de la première chambre contre la volonté du PJD en s’appuyant sur les 102 sièges du Parti de l’Authenticité et de la modernité (PAM-opposition) et également sur l’alliance des partis (RNI, MP et UC).

Le parti représentant la gauche classique dirigé par Driss Lachgar avait refusé dans un premier temps de faire partie d’une coalition composée également du Parti de l’Istiqlal (PI) (46 sièges) et du PPS (12 sièges), avant de vouloir entrer par la petite porte du RNI qui a constitué une alliance avec l’UC, le MP et l’USFP pour négocier collectivement avec le PJD.

Alors que l’ancien Chef du gouvernement désigné par le roi, avant son éviction par ce dernier, Abdelilah Benkirane, affirmait mordicus que l’USFP ne mettrait pas les pieds dans le prochain Exécutif, Saâd Eddine El Othmani a changé radicalement la donne.

Pour sa part, le dirigeant et homme fort du PJD, Lahcen Daoudi, a déclaré à Anadolu qu’ « il n’y a pas de politique sans concessions » avant d’affirmer que l’actuelle « décision est intervenue en parfaite adéquation avec la recommandation de Abdelilah Benkirane d’ouvrir une nouvelle page ». 


           

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