Nobel à Obama: une "mesure positive" assure Fidel Castro


Samedi 10 Octobre 2009 - 11:06
AFP


La Havane - Le leader cubain Fidel Castro a assuré samedi que l'attribution du prix Nobel de la paix au président américain Barack Obama était une "mesure positive" qui visait selon lui à critiquer la "politique génocidaire" suivie par nombre de ses prédécesseurs à la Maison blanche.


Fidel Castro
Fidel Castro
"Je ne partage pas toujours les positions de cette institution mais je me dois de reconnaître que cette fois cela a été une mesure positive. Cela compense l'échec qu'a subi Obama à Copenhague alors que Rio de Janeiro et non Chicago a été désigné pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016, ce qui a provoqué les attaques de ses adversaires de l'extrême droite", écrit l'ancien président, 83 ans, dans un billet publié samedi sur le site cubadebate.cu.

"Plusieurs pensent qu'il n'avait pas encore gagné le droit de recevoir une telle distinction. Nous désirons voir dans cette décision, plus qu'un prix au président des Etats-Unis, une critique contre la politique génocidaire qu'ont suivie nombre de présidents de ce pays, une exhortation à la paix et à la recherche de solutions conduisant à la survie de l'espèce", ajoute le Père de la Révolution cubaine de 1959.

Fidel Castro, qui critique par ailleurs dans ce billet le "gaspillage" des "sociétés de consommation" comme les Etats-Unis, a cédé la présidence à son frère cadet Raul en 2006 pour des raisons de santé.

Il n'a plus fait depuis d'apparition publique mais il reste influent tant à Cuba qu'auprès de la gauche "anti-impérialiste" américaine d'Amérique latine, et notamment son "ami", le président vénézuélien Hugo Chavez, qu'il reçoit régulièrement dans sa retraite.

Cuba avait précédemment réagi sur ce site officiel par la voix d'un député et journaliste très connu, Randy Alonso, qui avait estimé que le prix avait été plus décerné aux "bonnes intentions" qu'aux réalisations concrètes de Barack Obama.

L'arrivée au pouvoir de Barack Obama il y a neuf mois a permis l'amorce d'un dégel avec Cuba et une reprise timide du dialogue sur des sujets comme l'immigration, suspendu sous la présidence de son prédécesseur George W. Bush.


           

Nouveau commentaire :

Actus | Economie | Cultures | Médias | Magazine | Divertissement