Les Films de la semaine: Houellebecq ou Mamma Mia ?

AFP

Paris - Sur les écrans cette semaine, "La possibilité d'une île", de l'écrivain Michel Houellebecq, avec une histoire de clones et de "néo-humains", ou dans un tout autre genre, la comédie musicale "Mamma Mia" construite sur les tubes du groupe disco Abba. Mais aussi une comédie belge "Rumba" sur des passionnés de danse latino, un Wong Kar-wai revu et corrigé avec "Les cendres du temps: redux" ou une introspection poignante sur le deuil avec "Cherry Blossoms" de l'Allemande Doris Dörrie.

- "La possibilité d'une île" de Michel Houellebecq (France, 1H25) avec Benoît Magimel, Ramata Koite, Patrick Bauchau - Premier long-métrage de l'écrivain Michel Houellebecq, "La possibilité d'une île" est une adaptation très libre de son roman paru en 2005. Daniel (Benoît Magimel) est le fils d'un gourou minable qui recrute ses adeptes sur des parkings de supermarchés. Il s'éloigne peu à peu des délires de la secte paternelle pour vivre avec Marie, seul personnage féminin du film. Mais Daniel finit par retourner dans le giron de son père et l'un de ses lointains clones erre une grande partie du film au milieu de friches industrielles dans un monde dévasté par les guerres et les épidémies. Une histoire de clones et de "néo-humains" qui hésite entre science-fiction bon marché et propos philosophiques abscons.

- "Les Cendres du temps - Redux" de Wong Kar-wai (Chine, 1h33) avec Leslie Cheung, Brigitte Lin, Tony Leung Chiu Wai - Une quinzaine d'années après sa première sortie, le réalisateur de Hong Kong, Wong Kar-wai, propose une version remaniée de son film "Les Cendres du temps - Redux", film d'arts martiaux métaphysique où la force de l'épée vaut celle des sentiments. Inspiré d'un roman du chinois Louis Cha, le long métrage plonge le spectateur dans le Jianghu, genre littéraire qui remonte au moins à la dynastie Ming (1368-1644 après Jésus-Christ) et qui se déroule dans l'univers des arts martiaux. Cette fresque historique tourne autour d'un personnage central, Ouyang Feng qui vit seul dans le désert de l'Ouest depuis que la femme qu'il aimait a préféré épouser son frère. Ce maître dans l'art de manier le sabre est devenu un intermédiaire: il engage des tueurs à gages experts en arts martiaux pour exécuter des contrats.

- "Cherry Blossom, un rêve japonais" de Doris Dörrie (Allemagne, 2H07) avec Elmar Wepper, Hannelore Elsner, Aya Irizuki - Chaleureusement accueilli à la dernière Berlinale, ce film évoque l'introspection d'un homme âgé, submergé de douleur après la mort subite de sa femme. Rudi, Bavarois ennuyeux au seuil de la retraite, est atteint d'un cancer en phase terminale mais l'ignore. Sa femme Trudi, anéantie par la nouvelle, décide de profiter des derniers instants communs du couple: elle emmène son mari voir deux de leurs enfants à Berlin. Le troisième est à Tokyo.

- "Max la menace" de Peter Segal (USA, 1H49) avec Steve Carell, Anne Hathaway, Alan Arkin - Après l'attaque du QG de l'agence de renseignement américaine, l'identité de ses agents est compromise. Pour mener l'enquête, l'un d'eux, Max, se voit assigner pour partenaire l'adorable mais redoutable agent 99. Avec une formation minimum, armés seulement de quelques gadgets high-tech et de leurs enthousiasmes délirants, le duo va devoir faire échouer les plans des méchants.

- "Mamma Mia" de Phyllida Lloyd (USA, 1H50) avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan - Une Meryl Streep surexcitée et un ex-James Bond, Pierce Brosnan, qui chantent des tubes du groupe disco Abba: "Mamma Mia", le film tiré de la comédie musicale éponyme au succès commercial mondial, débarque en France, après un triomphe aux Etats-Unis. Meryl Streep campe Donna, une mère célibataire surexcitée par les retrouvailles, à l'occasion du mariage de sa fille, avec ses deux vieilles copines. Toutes trois formaient un groupe disco dans leur jeunesse: Donna and the Dynamos. La fille de Donna a décidé, à l'insu de sa mère, d'inviter à la cérémonie ses trois pères potentiels dont elle a retrouvé les noms dans le journal intime de sa génitrice.

- "Mirrors" de Alexandre Aja (Interdit aux moins de 12 ans, USA, 1H51) avec Kiefer Sutherland, Paula Patton, Cameron Boyce - Un ancien flic, forcé de démissionner de son travail après un accident ayant coûté la vie de son associé, travaille à présent comme veilleur de nuit dans un grand magasin brûlé et abandonné. Seuls quelques miroirs ont survécu aux flammes. Il réalise que ceux-ci cachent un horrible secret qui les menace, lui et sa famille.

- "Irrésistible" de Ann Turner (Australie, 1H43) avec Susan Sarandon, Sam Neill, Emily Blunt - Sophie a le sentiment d'être suivie. Elle est convaincue que l'attirante Mara qui travaille avec son mari Craig veut s'emparer de ses enfants, de toute sa vie. Malheureusement personne ne croit Sophie. Forcée de prouver qu'elle est saine d'esprit, elle devient de plus en plus paranoïaque.

- "Rumba" de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy (France/Belgique, 1H17) avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy - Très amoureux, deux instituteurs dans un petit village ont une passion commune : la danse latino. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Une nuit, de retour d'un concours, ils prennent en charge un désespéré. Leur vie bascule.

- "Jar City" de Baltasar Kormakur (Islande/Allemagne, 1H34) avec Ingvar Eggert Sigurosson, Agusta Eva Erlendsdóttir - Inspecteur à Reykjavik, Erlendur enquête sur le meurtre d'un vieil homme apparemment sans histoire. La photo de la tombe d'une petite fille retrouvée chez la victime réveille pourtant une affaire vieille de quarante ans. Elle conduit le policier tout droit à Jar City, surprenante collection de bocaux renfermant des organes, véritable fichier génétique de la population islandaise.

- "Si Mohand, l'insoumis" de Lyazid Khodja et Rachid Benallal (Algérie, 1H40) avec Dahmane Aidrous, Fodhil Hamla - Portrait de Si Mohand U M'hand, poète algérien de la fin du siècle dernier et évocation de son destin tragique marqué du sceau de l'errance et de la révolte. Il naît et déjà le drame marque sa vie. Sa famille est en effet étrangère au village où il voit le jour. Ses parents s'y sont réfugiés depuis peu pour fuir les suites d'une vendetta.

Extraits de "Mamma mia !", "La possibilité d?une île" et "Mirrors". Durée: 2mn14.

- "Café de Los Maestros" de Miguel Kohan (Brésil/Argentine/USA, 1H30, documentaire) - En Argentine, Le Café de Los Maestros est le lieu de rendez-vous des plus grandes légendes vivantes de cette musique sensuelle et tragique qu'est le Tango.

- "Dans la ville de Sylvia" de Jose Luis Guerin (Espagne, 1H24) avec Pilar López de Ayala, Xavier Lafitte, Michaël Balerdi - Un homme revient à Strasbourg à la recherche de Sylvia qu'il a rencontrée quatre ans plus tôt. Cette quête se transformera en une déambulation dans les rues et en une expérience esthétique.

- "En construction" de Jose Luis Guerin (Espagne, 2H05) avec Juana Rodríguez Molina, Iván Guzmán Jiménez - Dans un quartier populaire de la ville de Barcelone, au cours de travaux de réhabilitation, un immeuble de résidence est en construction. La caméra s'attache à comprendre et connaître à cette occasion les habitants de ce quartier : les jeunes qui jouent au football, un vieux marin, un commis de travaux, un couple de jeunes à la dérive...

- "Un été avec Coo" de Keiichi Hara (Japon, 2H26, film pour enfants à partir de 6 ans) avec Kazato Tomizawa, Takahiro Yokokawa, Naoki Tanaka - Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d'une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu'il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort.


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